Présenté officiellement par le constructeur chinois Vivo lors de sa conférence à Pékin, le Vivo Vision Discovery Edition s’inspire très ouvertement de l’Apple Vision Pro. Il reprend son esthétique et sa philosophie d’interaction, mais avance deux arguments de poids : une légèreté largement supérieure et un tarif divisé par plus de deux.
Le casque pèse 398 grammes et embarque un écran binoculaire 8K. Pour le moment disponible exclusivement en démonstration dans une sélection de boutiques chinoises, l’appareil reste une version préliminaire. Cependant, les premiers essais révèlent des performances techniques étonnamment solides pour un prix estimé autour des 1 400 dollars, contre 3 499 dollars chez Apple.
Vivo Vision Discovery Edition : le coup de grâce porté à Apple ?
Visuellement, le Vivo Vision affiche un air de famille évident avec le produit phare de la firme de Cupertino. La façade en verre noir curved, la couronne rotative supérieure, la batterie déportée en aluminium et son câble d’alimentation circulaire rappellent immédiatement le design du Vision Pro.
Même l’interface s’appuie sur le combo « suivi oculaire et pincement de doigts ». L’utilisateur regarde un élément et pince le pouce et l’index pour cliquer. Vivo ne masque aucunement son inspiration, mais là où le constructeur se démarque, c’est sur le confort thermique et physique.
Son poids de 398 grammes sur la balance (contre plus de 600 grammes pour l’Apple Vision Pro) change radicalement le port à long terme. La pression sur le front et les cervicales s’avère nettement moindre. Vivo ajoute un masque facial détachable disponible en plusieurs tailles, huit types de coussinets en mousse et une sangle arrière double segment bien pensée pour éliminer les marques rouges après usage.
Sur le terrain des matériaux, Apple garde une longueur d’avance. Les lignes plus directes du casque Vivo et ses composants plastiques n’atteignent pas l’élégance du boîtier en aluminium taillé par la marque à la pomme. Le produit de Vivo assure l’essentiel avec sérieux, sans toutefois provoquer la même finition luxueuse.
Des caractéristiques visuelles immersives
L’écran constitue le véritable point fort du Vivo Vision Discovery Edition. L’appareil intègre une dalle Micro-OLED binoculaire 8K avec une définition de 3840 x 3552 pixels par œil. Résultat : l’effet de grille est totalement invisible, les détails des séquences spatiales restent très précis et le rendu des couleurs est naturel. Les démos de films en 180° ou en 3D proposent une immersion digne des meilleurs casques du marché.
Le matériel accuse pourtant certaines limites concrètes. Les lentilles souffrent d’une légère aberration chromatique et d’un flou en périphérie qui réduisent le champ de vision perçu par rapport aux fiches techniques théoriques. Des reflets parasite légers apparaissent parfois sur les bords de vision dans des environnements très éclairés.
Le mode passthrough, qui permet d’afficher l’environnement réel via les caméras externes, s’avère convaincant en statique. Les textes sur écran de smartphone ou sur ordinateur restent lisibles. En revanche, dès que l’on effectue des mouvements de tête rapides, le flou de bougé devient perceptible et peut engendrer une fatigue visuelle lors des sessions prolongées. Un axe d’amélioration prioritaire pour la version commerciale finale.
De bonnes idées, mais un gros problème de contenu
Côté performances, le Vivo Vision s’appuie sur le dernier processeur Snapdragon XR2+ Gen 2. La fluidité est globalement au rendez-vous. Même si certaines démonstrations donnaient l’impression de forcer un peu le casque. Rien de catastrophique, bien qu’on reste en dessous de la puissance brute de la puce M2 d’Apple.
Là où le bât blesse vraiment, c’est sur le contenu disponible. Toutes les démos présentées provenaient directement de Vivo. Entre un jeu de rythme simpliste, quelques environnements 3D et des vidéos spatiales, on peine à voir une vraie valeur ajoutée.
Le casque fait de superbes photos et vidéos, certes. Cela ne suffira pas à convaincre un large public. Sans un écosystème d’applications riche, même la meilleure technologie n’attire pas.
Le tarif estimé autour de 1 400 dollars représente un atout indéniable pour toucher les utilisateurs qui refusent d’investir le double dans un Apple Vision Pro. Cependant, la dépendance exclusive à l’écosystème OriginOS Vision freine encore le déploiement d’applications tierces attrayantes.
Pour rivaliser à l’international, Vivo devra soit étendre rapidement le support des développeurs, soit envisager une intégration d’Android XR pour ses versions destinées à l’export. Tant que ces ajustements logiciels ne sont pas actés, le Vivo Vision reste une prouesse d’ingénierie matérielle en attente d’un écosystème à sa hauteur.
| Caractéristiques | Vivo Vision Discovery Edition | Apple Vision Pro |
|---|---|---|
| Poids (casque) | 398 g | 600 à 650 g |
| Résolution d’affichage | Micro-OLED 8K (3840 x 3552 / œil) | Micro-OLED 23M pixels total |
| Processeur principal | Qualcomm Snapdragon XR2+ Gen 2 | Apple M2 + Puce R1 |
| Système d’exploitation | OriginOS Vision | visionOS |
| Contrôle & Navigation | Suivi oculaire + Gestuel (26 DoF) | Suivi oculaire + Gestuel |
| Prix indicatif | ~1 400 $ (Estimation) | 3 499 $ |
Foire aux questions : Vivo Vision Discovery Edition
Le casque affiche un poids de 398 grammes pour le module principal, ce qui le rend environ 35 % plus léger que l’Apple Vision Pro qui pèse plus de 600 grammes.
Le Vivo Vision Discovery Edition est estimé aux alentours de 1 400 dollars sur le marché chinois, soit un tarif plus de deux fois inférieur à celui de l’Apple Vision Pro commercialisé à 3 499 dollars.
À ce jour, le produit est présenté uniquement sous forme de version de démonstration dans une sélection de boutiques en Chine. Aucune date de sortie internationale officielle n’a encore été confirmée par Vivo.
Il intègre un affichage Micro-OLED binoculaire 8K délivrant une définition de 3840 x 3552 pixels par œil, garantissant une densité d’affichage sans effet de grille visible.

