Comme vous le savez, un nouveau casque de réalité mixte vient d’apparaître en Chine. Baptisé Vivo Vision Discovery Edition, il copie Apple Vision Pro sur presque toute la ligne, jusque dans son nom. Sauf qu’il est moins cher et plus léger.
Vivo l’a présenté au public la semaine dernière à Pékin. Il pèse 98 grammes et est équipé d’un écran 8K binoculaire. Et il est vendu deux fois plus cher, à 1 400 dollars.
Il est actuellement disponible en magasin, mais uniquement en démonstration. L’appareil est encore en version préliminaire. Cependant, les premiers essais montrent qu’il affiche des performances étonnamment solides.
Vivo Vision Discovery Edition : meilleur que celui d’Apple ?

Dès le premier coup d’œil, le Vivo Vision donne un air de déjà-vu. La façade noire, la couronne de contrôle, la batterie externe grise reliée par un câble circulaire… Tout rappelle le Vision Pro.
Même le mode d’interaction repose sur la combinaison regard et pincement des doigts, un système popularisé par Apple. L’entreprise chinoise n’a pas cherché à cacher ses inspirations.
Pourtant, le casque n’est pas qu’une copie fade. Son poids bien inférieur à celui du Vision Pro change radicalement l’expérience. Là où Apple pèse lourd sur le front, Vivo propose un appareil qui tient plus facilement sur la durée.
Ajoutez à cela un masque facial détachable, plusieurs tailles disponibles et une sangle arrière confortable. Bref, le un produit pensé pour éviter les marques rouges disgracieuses après usage.
En revanche, côté raffinement, Apple garde une longueur d’avance. Les lignes droites et pratiques du Vivo Vision n’ont pas l’élégance des courbes et des quest-3-accedent-enfin-aux-meilleurs-jeux-pc/ »>matériaux premium du Vision Pro.
Le design de Vivo fait son travail. Toutefois, il ne déclenche pas ce fameux “effet wahou” propre aux produits Apple.
Qu’est-ce qui le rend si spécial ?
L’un des points forts du Vivo Vision réside dans son affichage. Comme dit tout haut, il embarque écran binoculaire 8K, probablement équivalent à du 4K par œil. Résultat ?
Pas de grille visible, des vidéos spatiales bluffantes et des couleurs fidèles. Les démos de films en 180° ou en 3D offrent même une immersion digne des meilleurs casques haut de gamme.

Mais tout n’est pas rose. Les lentilles du casque souffrent d’aberrations en périphérie, donnant une vision floue sur les bords. En pratique, cela réduit le champ de vision réel par rapport à ce qui est annoncé sur papier.
Pire encore, certains reflets du monde extérieur apparaissent dans une zone périphérique, créant une petite gêne visuelle. Pour un appareil qui mise sur l’immersion, ce genre de détails peut casser l’expérience.
Le mode passthrough, qui permet de voir le monde réel à travers les caméras, fait, en revanche, bonne impression dans les environnements statiques. Les textes et objets restent clairs, et les couleurs sont relativement proches de la réalité, même si elles paraissent un peu sombres.
Dès qu’on tourne la tête rapidement, par contre, le flou de mouvement devient très visible, au point de rendre la vision augmentée fatigante. Ce que Vivo devra absolument corriger avant la sortie commerciale.
De bonnes idées, mais un gros problème de contenu
Côté performances, le Vivo Vision s’appuie sur le dernier processeur Snapdragon XR2+ Gen 2. La fluidité est globalement au rendez-vous. Même si certaines démonstrations donnaient l’impression de forcer un peu le casque. Rien de catastrophique, bien qu’on reste en dessous de la puissance brute de la puce M2 d’Apple.
Là où le bât blesse vraiment, c’est sur le contenu disponible. Toutes les démos présentées provenaient directement de Vivo. Entre un jeu de rythme simpliste, quelques environnements 3D et des vidéos spatiales, on peine à voir une vraie valeur ajoutée.
Le casque fait de superbes photos et vidéos, certes. Cela ne suffira pas à convaincre un large public. Sans un écosystème d’applications riche, même la meilleure technologie n’attire pas.
Le prix, estimé à environ 1 400 dollars, pourrait séduire ceux qui refusent de payer le double pour un Vision Pro. Mais tant que Vivo s’enfermera dans son propre système d’exploitation OriginOS Vision, la plateforme manquera de contenu attractif.
S’associer à Google pour exploiter Android XR aurait pu changer la donne. Seulement, en Chine, la donne commerciale complique les choses. Espérons qu’une version internationale corrigera ce manque criant.
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