L’armée américaine revient sur le devant de la scène avec un nouveau programme. Le SBMC (Soldier-Borne Mission Command). Ce projet remplace l’ancien IVAS, qui avait mobilisé Microsoft et son HoloLens.
Deux entreprises, Anduril et Rivet, ont déjà décroché des contrats massifs pour livrer des centaines de casques AR aux soldats. Ces dispositifs seront testés ensuite dans le cadre du SBMC. L’objectif est d’améliorer les sens et les réflexes des soldats en temps réel.
Qui est Anduril et que propose-t-elle pour l’armée américaine ?

En mai dernier, le nom de Palmer Luckey, fondateur d’Oculus et aujourd’hui patron d’Anduril, a fait tourner les têtes. Son entreprise s’est associée à Meta pour concevoir EagleEye.
Il s’agit d’un casque AR/VR pensé directement pour les militaires. Contrairement aux simples lunettes connectées, EagleEye est balistique. Il intègre directement toute l’électronique nécessaire.
L’armée américaine a déjà sorti le carnet de chèques, en allouant 159 millions de dollars à Anduril pour livrer des centaines de prototypes. Même si la firme n’a pas donné de chiffre exact, des sources internes confirment que le volume est conséquent.
Ces appareils devront prouver qu’ils peuvent répondre aux besoins concrets du champ de bataille, loin des démonstrations en laboratoire. Les ambitions sont immenses, car une adoption massive du SBMC représenterait des milliards de dollars.
Ce partenariat entre Meta et Anduril s’accompagne d’une stratégie de communication soignée. Les deux entreprises ont soumis un livre blanc commun pour détailler leur vision auprès de l’armée.
Pour Palmer Luckey, la première livraison à grande échelle est prévue dès 2027. Preuve que la boîte voit déjà plus loin que les simples essais.

Et pour ce qui est de Rivet ?
Anduril a une concurrente. Rivet. Cette startup encore peu connue a su attirer l’attention grâce à son casque Hard Spec. Contrairement à EagleEye, ce n’est pas un casque balistique.
C’est une paire de lunettes renforcées reliées par câble à un casque classique. Une solution peut-être moins ambitieuse visuellement, mais qui a déjà convaincu l’armée américaine. Au point de décrocher un contrat de 195 millions de dollars.
Derrière Rivet, on retrouve des anciens piliers de l’équipe HoloLens de Microsoft. Ils connaissent bien les écueils rencontrés par le programme IVAS, qui avait provoqué des migraines et des nausées chez les soldats.
Ces mêmes défauts avaient entraîné le rejet d’ordres supplémentaires par le Congrès en 2022. En misant sur une conception plus modulaire et plus légère, Rivet espère séduire en évitant les erreurs de son prédécesseur.
La startup n’a pas dévoilé tous les détails techniques de son casque. Cependant, elle confirme que 470 appareils représentatifs de la production seront fournis pour les tests. Elle bénéficie également du soutien financier et stratégique de Palantir, société déjà partenaire d’Anduril
Qu’est-ce que l’armée attend de ces casques AR ?

Le SBMC ne se contente pas de promettre de jolis graphismes futuristes dans un viseur. Les casques doivent permettre d’afficher en surimpression les positions alliées, les menaces et les objectifs.
Ils pourraient aussi quest-3-accedent-enfin-aux-meilleurs-jeux-pc/ »>intégrer vision nocturne, vision thermique et flux en direct de drones. Dans certains scénarios, ces outils serviraient même à scanner des individus pour détecter une fièvre, ou à simuler des combats pour l’entraînement.
Mais entre la promesse et la réalité, le fossé est grand. Le fiasco du programme IVAS, qui avait pourtant bénéficié de la puissance de Microsoft, rappelle que la technologie seule ne suffit pas.
Fatigue visuelle, mal de tête, dysfonctionnements… autant de problèmes que l’armée ne veut plus voir ressurgir. Si EagleEye et Hard Spec échouent à convaincre les troupes, le rêve d’un champ de bataille augmenté pourrait vite tourner au cauchemar financier.
Pour l’instant, la compétition se joue sur le terrain des tests. Anduril et Rivet savent qu’au-delà de la technologie, c’est la confiance des soldats qui sera décisive. Si le casque devient un fardeau, il sera rejeté, aussi sophistiqué soit-il.
Toutefois, si les deux systèmes tiennent leurs promesses, l’armée américaine pourrait bientôt disposer d’un outil digne des films de science-fiction.
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